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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 23:27


C'est sur le conseil de Jean-Luc -un ami- que je me suis rendu à un festival de musique de Louisiane, au château de Villarceaux (Chaussy 95).


Si j'aime beaucoup le jazz -comment pourrait-il en être autrement quand on joue du trombone à coulisse?- j'avoue que c'est un peu la fleur au bout du fusil que me suis rendu sur place pour découvrir le domaine magnifique de Villarceaux.


En plus, cerise sur le gâteau, le temps était magnifique!

Merci à Jean-Luc pour ses photos magnifiques qui m'ont servi, après quelques effets de style, à décorer ce post.

 

Belisaire

Après une petite promenade enchanteresse dans les jardins du château, j'ai été écouter du cajun avec Belisaire. Ne connaissant pas du tout ce  style de musique, je regarde la formation: accordéon, guitares, basses, violons... Bref beaucoup de cordes et aucun cuivre, de quoi me déconcerter. Chouette! Au moins ça va me changer du son que j'ai l'habitude d'écouter!

Avec leur humour et leur entrain, nos amis Français de Belisaire ont vraiment assuré pour ce premier contact! Des sonorités entrainantes, des danses bien sympa (valse, two-step...). D'ailleurs, c'est amusant de voir les parallèles avec le rock, le lindy, etc. Il y aurait un lien de parenté que je ne serais pas surpris...

Tori Robinson & the Vintage Jazzmen

C'est en chemin vers Dr Michaël White (j'en reparlerai plus tard) que je croise Jean-Luc, qui me conseille alors d'aller voir Tori Robinson & the Vintage Jazzmen. Effectivement, il fallait se méfier, contrairement aux autres groupes, celui-ci ne joue qu'une seule fois.
Je vois arriver les musiciens en costume blanc -très classe il faut bien dire- et j'ai déjà la banane devant clarinette trompette et trombone :) Petit morceau d'intro, et on est tout de suite dans du jazz New-Orleans comme j'aime. Déjà pour un premier morceau, ça swing bien, les soli résonnent d'enfer, le trompettiste nous fait même des jolies pointes!
Et puis et puis... morceau suivant, arrive Tori Robinson. La chaleur de sa voix, son énergie, bref sa présence a littéralement transcendé le groupe. Du moment où elle a commencé à chanter, le jeu déjà magnifique de Guy Bonne (clarinette) a changé du tout au tout. Bref, ce cocktail de Jazz New-Orleans et de Gospel donne un mariage époustouflant. Un groupe incontournable à découvrir absolument (voici leur site). J'ai en particulier dans l'oreille un magistral Jesus on the mainline (tell him what you want).

Dr Michaël White

Après Tori Robinson & the Vintage Jazzmen, la barre était placée haute! Initialement, j'étais parti pour Dr Michaël White alors je suis allé voir la deuxième session de leur concert. C'est le côté traditionnel du jazz New-Orleans qui m'a tout de suite attiré et j'avoue ne pas avoir été déçu.
Dans la clarinette du Dr White, on ressent beaucoup des influences des plus grands parmi lesquels Sydney Bechet, Duke Ellington et surtout Charlie Mingus, pas moins! Des morceaux ponctués de longues phrases solos. En particulier les soli de Basse de R. Guerin ont fait montre d'une virtuosité rare. Et puis, il faut souligner la trompette de Magic Gregory Stafford qui nous a offert un florilège dans le domaine! Des jeux sur le timbre, sur le rythme, sur les effets de sourdine. Il faut le voir et l'écouter!

Pine Leaf Boys

C'est l'âme légère et le coeur plein de mélodies jazz que j'ai quitté la scène du Dr White. Interpelé par la patate d'enfer dans la musique, je me suis alors arrêté pour écouter les Pine Leaf Boys. Le moins qu'on puisse dire c'est que la nouvelle génération du cajun a une frite terrible. Ca joue et ça swing fort. Ils sont peu autour de la scène à ne pas danser ou battre des mains.
Et tout ça avec des chansons en Français (certes un peu difficile à suivre), dont un fameux "lé zaricos son pa salee !" Comme dit Jean-Luc: on a encore du pain sur la planche en France pour rattrapper ça... Et puis l'heure tourne l'heure tourne, arrive le moment de se diriger vers la scène de Manu Dibango

Manu Dibango

Est-il encore utile de présenter Manu Dibango? Ce musicien extraordinaire, son toucher des notes hors du commun... On a tous adoré Soul Makossa

Bien entendu, comme beaucoup, j'apprécie moi aussi énormément la musique de Manu Dibango. Son côté fluide, très coloré... Je suis particulièrement fan de Wakafrica.

A propos, si ce n'est déjà fait, vous pouvez toujours faire un tour sur le site de Manu Dibango, il y a plein de trucs sympa à y trouver, dont des vidéos, des photos, des dates de concert, etc.

Pour en revenir au concert, on peut dire qu'on est encore monté d'un cran par rapport aux groupes précédents! A ce niveau, on ne sent plus les notes, plus de rythmes. Il ne reste plus que la fluidité d'un jazz très léger qui vous emmène dans de longues tirades. Les interventions de Manu Dibango surprennent parfois, et pourtant, chaque fois, elles s'avèrent ajouter tellement de justesse au message musical!

Bien entendu, le concert de Manu Dibango tournait autour de Sydney Bechet avec Petite Fleur, In a Georgia Cabin, Dans les rues d'Antibes... Et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il sait s'entourer le Manu! Les musiciens qui l'accompagnaient sur scène, c'était vraiment du haut vol. En particulier, Didier Havet nous a fait une démonstration de ce que pouvait être un solo de Sousaphone. Détaché, pêchu, amusant... Bref génial.

Vous saviez que Manu Dibango joue aussi du vibraphone? Et ça déchire encore! Il ne cessera pas de nous étonner.

Kristel Dobat est venue rejoindre le groupe au chant. Les leçons de jazz de papa ont du être bonnes car ça sonnait carrément bien. En fermant les yeux, on en oublierait sa peau claire :) Un talent et une voix vraiment extraordinaires.


Et puis, il a bien fallu repartir... De la musique plein la tête...

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Published by Christophe FLOUZAT - dans Concerts Expos
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